Le cœur toulousain, l'âme slave et l'accent circonflexe

JeHaN Cayrecastel est né, par les hasards des cheminements de ses parents, à Montluçon en 1957. Mais, le cœur de JeHaN est à Toulouse où il a grandi depuis sa plus tendre enfance. De ses grands parents maternels, il a su garder l'âme slave dans laquelle il peut puiser la puissance de ses interprétations. Il doit à ses grands parents paternels ce patronyme occitan de Cayrecastel, issu du magnifique village d'Aynac dans le Lot, dont JeHaN peut nommer chaque maison et admire toujours la beauté de son château et de son clocher. Cayrecastel signifie "château de pierre" et d'aucuns prétendent que ce serait de là que JeHaN tirerait le secret de son accent rocailleux, que le talent poétique de ses amis a conduit à renommer "circonflexe".

 

Les influences de JeHaN

Enfant, l'école lui fait rencontrer Prévert. A quatorze ans, l'âge de la guitare, c'est l'heure de Graeme Allwright, Georges Brassens et Hughes Aufray. A seize ans, une échappée dans le Lot, vers les mille métiers : menuisier, moniteur d'équitation ou peintre. La révélation vint de l'écoute de Bobby Lapointe. C'est dans ce contexte que se présente, comme une soudaine évidence, la poésie de Bernard Dimey, le poète montmartrois.

En 1975, avec un copain, JeHaN entreprend un périple à cheval qui s'achève en Autriche après 1800 km et trois mois d'aventure. Puis, entre Lot et Toulouse, JeHaN allonge la liste de ses métiers "d'hiver". L'été il se fait la main et cherche sa voie dans les restos aux murs imprégnés de Nougaro.

Entre 1979 et 1992, ce sont plus de dix ans de sublimes galères avec divers répertoires, tour à tour drôles ou poignants, des compositions ou des reprises, seul ou avec des musiciens, des prisons aux salons bourgeois. Pour les anniversaires, mariages ou crémaillères, JeHaN fait le chanteur à domicile. Puis, JeHaN crée un instrument de musique : "l'ordinaire", compromis entre un ordinateur et un limonaire.

En 1993, JeHaN part découvrir l'univers de Dimey à Paris. En pélerinage à Montmartre, il rencontre le directeur du théâtre Montmartre-Galabru. L'opportunité se présente, JeHaN lui propose un spectacle avec uniquement des textes de Dimey. JeHaN y chantera trois années consécutives. Son public grandissant, il y présentera son spectacle une semaine, puis quinze jours et enfin cinq semaines en 1995.

 

Les pas de JeHaN

 

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Citation

"Les petits poils des avant bras qui frissonnent et une larme qui germe et sourit au coin de l'œil, vous connaissez ? C'est par ces phénomènes physiologiques que se signale le talent quand il passe et vous visite. Sire JeHaN est un grand visiteur. La première fois que je l'ai entendu, il interprétait Bernard Dimey et les mains encore chaudes de bravos, je me suis précipité vers sa loge, de la reconnaissance plein les yeux. L'art c'est comme l'amour, ça vous désaltère l'âme, cette éternelle assoiffée. Dieu merci, la race des grands interprètes, les Montand, les Piaf, les Mouloudji, n'est pas éteinte. JeHaN s'avance sur la scène vivante de l'émotion et si le cœur est le muscle de l'amour, ah ! que voilà un bel athlète !"

Claude Nougaro

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