Intramuros n°314 (mai 2007)

chanson Poétique

Une fois de plus, JeHaN consacre un tour de chant aux textes et à la poésie de Bernard Dimey. Mais surprise, ce nouveau répertoire, que l'on peut retrouver sur son dernier album, est construit autour de ritournelles qui racontent des histoires de fesses. Chansons mises en musique par Charles Aznavour...

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Jean-Philippe Birac, Intramuros, Toulouse

 

Intramuros n°222

JeHaN : explication de texte

Nouvel album pour JeHaN et nouvelle occasion de retrouver cette voix grave, posée, chaude. Un disque fabriqué à l'ancienne qui permet à cet amoureux de la poésie de Bernard Dimey de démontrer une nouvelle fois qu'une chanson, c'est une bonne mélodie et une écriture au cordeau. Douze nouvelles chansons aux musiques entêtantes écrites par des quasi inconnus (Delphine Boubal, Xavier Forneret...) et des auteurs reconnus (Wolinski, Nougaro) à placer dans la tradition de la chanson à texte.

"On me demande souvent pourquoi je n'écris pas. Parce qu'il y a plein de textes qui sont magnifiques et qui restent enfermés dans des livres. Du coup, je les délivre." — JeHaN

Jean-Philippe Birac, Intramuros, Toulouse

 

A fleur de mots - avril-mai 2004

Géant, c'est JeHaN !

JeHaN est interprète. Et compositeur, souvent. Mais plus encore il enflamme les textes, les personnifiant de sa griffe, d'une confondante passion : "J'ai piqué à la rose la rosée de ses pleurs / J'ai distillé le monde et ses mondanités...". On ne peut écouter JeHaN par distraction : de toutes façons il vous rattrape par l'envoûtante force de son chant, par ce qu'on devine être des déchirures ("C'est les vieux démons qui démontent son monde"), plaies béantes qui s'entrouvrent à chaque vers, que la tronche de l'artiste commente d'elle-même. JeHaN est furie modeste, force radieuse. Nous irradiés.

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Michel Kemper, À fleur de mots, Lyon

 

Le Chapeau - mars 2004

JeHaN poursuit son parcours de funambule chanteur, sur ce fil ténu qui balance entre immense force et intime hésitation. Entre plaintes rocailleuses et murmures complices. Du haut de cet exercice d'équilibriste, il nous envoie aujourd'hui, comme un colis du paradis ou du purgatoire, son quatrième CD : L'envers de l'ange.

Après Paroles de Dimey et Divin Dimey en 98, il s'était déjà accroché aux ailes d'Allain Leprest et de Loïc Lantoine, ses deux autres auteurs fétiches, avec Les ailes de JeHaN il y a de cela deux ans. Ce nouveau scud tombé d'un ciel instable met en avant de nouveaux textes. Ceux de Delphine Boubal, jeune auteure aveyronnaise, qui se frotte à des chansons de Nougaro, de Patrick Piquet, des poètes du XIXe JeHaN Rictus et Xavier Forneret, du repère Dimey et même à une lecture d'un texte de Wolinski. Côté musique, c'est l'accordéoniste Lionel Suarez qui signe avec JeHaN des mélodies venues d'en haut, de là où JeHaN pose son regard sur nous, drôles de terriens.

Philippe Gagnebet, Le Chapeau, Toulouse

 

Le Soleil, Québec - Avril 2004

Apparemment, on ne refait pas un artiste. C'est un crime qu'un album beau et soigné comme L'envers de l'ange ne soit pas encore distribué, ni au Québec ni en France. JeHaN plaide coupable : "Je pense plus à mon prochain disque qu'à vendre celui-là."

Face à la réalité de la mise en marché, le compositeur-interprète semble afficher un détachement qui frise l'irresponsabilité : "Je n'ai jamais voulu être chanteur (lire "en faire un métier"). Je suis chanteur parce que j'ai toujours chanté. Je me sens merle, qui va chanter quand il a faim ou quand c'est le printemps"

Richard Boisvert, Le Soleil, Québec

 

Chorus - printemps 2004

Extrait du dossier sur JeHaN

Haute taille, grosse voix, guitare en bois d'arbre, JeHaN entretient naturellement avec la chanson un rapport très physique. Ainsi a-t-il commencé il y a une dizaine d'années à accrocher les oreilles et les regards des professionnels dans un petit théâtre de la Butte Montmartre, sur les terres historiques de celui qu'il chantait : Bernard Dimey. En ses copains auteurs, Leprest et Lantoine, il a ensuite su emprunter des "ailes" pour éviter le piège de l'identification et rebondir sur un opus plus personnel. Aujourd'hui, JeHaN franchit un nouveau cap dans cette quête de soi avec L'envers de l'ange, pour lequel un certain Claude Nougaro n'est pas pour rien.

Daniel Pantchenko, Chorus

 

Chant'Essonne - février 2004

L'Envers de l'Ange

Pour nous faire entendre sa voix rocailleuse, alliant force et sensibilité, rudesse et caresse, il a choisi ses auteurs, d'abord Delphine Boubal, écriture riche, dense et profonde. [...] Beau comme une fête païenne, un disque à l'image de cet artiste, ensoleillé et vivant !

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Francis Panigada, Chant'Essonne

 

A fleur de mots - mars 2004

L'Envers de l'Ange

Et pourquoi pas rêver, lorsque l'on a pour soi autant de verve, de talent, d'humour grinçant huilé par autant d'accords magiques d'un accordéon dense (Lionel Suarez), pourquoi ne pas avouer que ce disque frise en tous points la perfection, qu'il est divin de l'écouter comme on aime goûter un bon vin ? Et JeHaN, quant à lui, ce serait l'ange, le géant, et tout et son contraire à la fois, ange de cœur, géant d'âme, aimant, tonitruant, bouleversant, renversant, vivant... À écouter absolument !

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Marie Bobin, A fleur de mots

 

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Citations

"Plus j'écoute plus j'aime plus j'ai envie d'écouter et de faire écouter à la terre entière c'est maladif, ça me remplit, j'ai le coeur qui chante sans cesse. Mais ce qui me plaît le plus, c'est cette façon de s'approprier le verbe de lui donner un rythme de le rendre tellement vrai même si ça ne l'est pas. J'ai écouté Allain Leprest et lu ses textes et j'en ai conclu que son génie a été certainement (aussi) de te trouver on ne peut rêver de meilleur interprète. Merci monsieur JeHaN et comme dirait monsieur Aznavour "Merci Monsieur Géant".

Emmanuelle Regord
Septembre 2006

 

"C'est bien simple je considère JeHaN, comme le plus grand interprète qu'il me soit donné d'avoir vu en concert, avec Allain Leprest... Quand elle se fait murmure, on apprécie davantage encore la puissance contenue de sa voix grave. Son accent indéfinissable, semble davantage dicté par la musicalité de la langue que par un quelconque déterminisme régional... Enfin son être tout entier est emprunt d'un vécu qui lui permet d'incarner au mieux de multiples émotions, la tendresse de la grivoiserie comme la stupeur de la mort... Son talent d'interprète n'a d'égal que son bon goût dans le choix des textes qu'il met en musique avec un naturel déconcertant. Allain Leprest , Delphine Boubal, Gilbert Laffaile ou Loïc Lantoine, lui ont confié de véritables perles rares. Ainsi que Dimey, bien sûr, dont je ne peux plus lire un texte sans entendre la voix chaude de JeHaN... Enfin, puisque les émotions les plus vives sont les plus difficiles à retranscrire dans le cadre étriqué du lexique, à quoi bon essayer de « verbaliser » JeHaN plus longtemps..."

Olivier Gil
Septembre 2006

 

"Merci JeHaN, L'amour ça dit des rêves qu'on imagine même pas."

Marlène
Juin 2004

 

"Le deuxième soir du Limonaire... Tout proche de JeHaN, pour le découvrir en concert... Merci le Limonaire.. pour m'avoir permis de prendre les sourires et le "merci" final de JeHaN, rien que pour moi... que rêver de plus ? Bonne continuation..."

Marinella
Mai 2004

 

"Hier soir, dimanche 16 mai 2004, je suis allée au Trianon écouter Serge Utgé-Royo et j'ai eu le plaisir de découvrir JeHaN, ce fut une très belle découverte, une voix et des textes, une très belle interprétation, sans aucun doute je vais surveiller les dates de vos prochains concerts... Continuez ! et merci encore."

Brigitte
Mai 2004

 

"JeHaN est magnifique comme on le dirait d'un ciel où luisent les étoiles. Il serait au partage des eaux, entre le doux et le salé, de ces grands aventuriers revenus d'une odyssée, ou bien de ces vagues obstinées, incessantes, qui moutonnent sur le rivage, nous disent la mélancolie, nous éclaboussent de tendresse. "

Pascal Dessaint

 

"Sa guitare a un son un peu salé, un peu voyou, mais son cœur est pur, le phrasé de son chant est singulier, son talent pluriel. "

Gilbert Lafaille

 

"JeHaN "Divin Dimey" JeHaN, crânement, se fourre dans le pétrin de Dimey et participe de cette pâte qui monte d'aimer la vie malgré les ravages de la connerie. Souffrances. Poésie qui porte la crinière cynique et douce. Des textes qui dérivent au long des voies impénétrables de la singularisation. Des chansons, tendres et implacables, qui délimitent un territoire de gueule de bois, comptoir de fraternités résistantes d'où l'on décocherait ses flèches, goguenard, sur tout ce qui participerait à la marchandisation de l'humain, et en célébrant ce qui y résiste farouchement! Quel zoo! La voix de JeHaN, elle a de la carrure, elle a de la bouteille, il en fallait pour replonger Dimey dans notre pétrin. Ca fait du bien. "

P. Hemptinne

© JeHaN - 2011